lettre aux parents endeuillés

        Laissez-moi me pencher sur cette froide pierre et dire à mon enfant:

                                                                         "sens-tu que je suis là?"

                                                                                                                                                   

                                                                              victore Hugo, 4 septembre 1847


           La perte d'un être cher est une épreuve crucial pour beaucoup de gens et quand il s'agit de la perte d'un enfant, le deuil et la souffrance sont très intense. Les parents et les proches personnes qui vivent cette situation devraient bénéficier du temps nécessaire à l'ajustement et d'une forme de soutien.

Être ébranlé par cette mort insupportable, le deuil peut varier dans l'intensité et la durée selon les personnes. Chaque personne est unique et s'exprime différemment. Dans une telle situation avoir envie de pleurer et d'exprimer son chagrin, se sentir fatigué, frustré, révolté, perturbé, déprimé, tout cela est normal pendant quelque temps. Les personnes lourdement éprouvés hésitent souvent à confier ce qu'ils ressentent à leur entourage ou à se faire aider, de peur d'être mal compris, mal jugés ou franchement rejetés, voire taxés de faiblesse, de complaisance et même d'instabillité mental. Il est bon que les endeuillés et leur proches sachent que ces perturbations ne sont pas l'indice d'un état anormal, bien au contraire.

       Autrefois, la mort d'un proche était intégrée davantage à la vie de la collectivité et celle-ci encourageait l'expression normal du deuil bien au delà du temps des funérailles. Aujourd'hui, même si d'importants changements s'effectuent peu à peu dans ce domaine, on a encore souvent l'impression que notre société perçoit la mort et le deuil comme des sujets tabous qu'elle ne reconnaît pas la douleur des endeuillés et qu'elle les pousse à " tourner la page" au plus vite. Dans ces conditions, il ne faut pas s'étonner que l'expression du deuil soit considérée comme anormal, alors qu'en réalité c'est le refoulement qui l'est.

Ce qui est anormal, c'est la tendance à escamoter le deuil, à le considérer comme un sujet dont il ne faut pas parler, et attendre des personnes éprouvées qu'elles fonctionnent comme si ne rien ne s'était passé.

les périodes de douleur intense et de rechute sont longues. Ils peut en découler des troubles somatiques et spychologiques qui nécessitent l'aide d'un spécialiste. Surtout n'hésitez pas à demander de l'aide et entourez vous de gens compatissants en qui vous pouvez avoir  confiance.

N'oubliez jamais que vous traversez sans doute la pire épreuve qu'il soit donné à un être humain de vivre. Il vous est peut-être difficile de croire que vous irez mieux, mais avec cette souffrance vous apprenez à donner un nouveau sens à votre vie et vos valeurs et priorités changent.

 

 

 

   je voulais partager cette lettre avec vous parce que je la trouve vraiment réaliste.

 

Les parents en deuil ont besoin des autres

Bien qu'ils ne soit pas facile à vivre, ils aimeraient rencontrer de la compréhension de leur entourage, ils en ont besoins.

texte tiré de la lettre des compatissants du canada:

 

J'aimerais que vous n'ayez pas de réserves à prononcer le nom de mon enfant disparu, à me parler de de lui. IL à vécu, il est important encore pour moi, j'ai besoin d'entendre son prénom et de parler de lui. Alors ne détournez pas la conversation.

Si je suis émue, que les larmes m'inondent le visage quand vous évoquez son souvenir, soyez sûr que ce n'est pas parce que vous m'avez blessée, c'est sa disparition qui me fait pleurer ,il me manque! Merci à vous qui m'avez permis de pleurer! car chaque fois mon coeur guérit un peu plus.

J'aimerais que vous essayiez de ne pas oublier mon enfant, d'en effacer le souvenir chez vous en éliminant sa photo, ses dessins ou autres cadeaux qu'ils vous a fait, pour moi, ce serais le faire mourrir une 2èmes fois.

Être un parent en deuil n' est pas contagieux, ne vous éloignez pas de moi.

J'aimerais que vous sachiez que la perte d'un enfant est différente de toute les autres pertes: c'est la pire des tragédies; Ne la comparez pas à la perte d'un parents, d'un conjoint, d'un animal.

Ne comptez pas que dans un an, deux ans, dix ans, je serais guérie, je ne serais jamais ex mère de mon enfant. J'apprendrais  à survivre à sa mort et à revivre malgré ou avec son absence.

J'aurais des haut et des bas. Ne croyez pas trop vite que mon deuil est fini, j'espère que vous admetterez mes réactions physique dans le deuil: peut--être vais-je perdre ou prendre du poids, dormir comme une marmotte ou devenir insomniaque, le deuil rend vulnérable.

Sachez aussi que tout se que je fais et que vous trouvez un peu fou est normal pendant un deuil. La dépression, la colère, la culpabilité, la frustration, le désespoir, l'isolement, l'agressivité et la remise en question des croyances et des valeurs fondamentales sont des étapes du deuil d'un enfant.

Essayez de m'accepter dans l'état ou je suis momentanément, sans vous froissez.

Il est normal que la mort de mon enfants me fasse perdre courage, ambition ou projet d'avenir, je ne vie que de son souvenir, donc dans le passé.

Je peux aussi être démotivée dans mon travail, je le fais par habitude, pour survivre, mais parfois sans conviction, ne m'en voulez pas.

Je voudrais que vous compreniez que le deuil transforme une personne, je ne suis plus celle que j'étais avant, et je ne le serais jamais plus. Si vous attendez que je redevienne comme avant, vous serez toujours frustré. je deviens une personne nouvelle, avec de nouvelles valeurs, de nouveaux rêves, de nouvelles aspirations, de nouvelles croyances.

Je vous en prie efforcez-vous de refaire connaissance avec moi, peut-être m'apprecierez-vous de nouveau. Je n'arrive plus à allez au-devant de vous, je suis souvent seule, parce que j'ai besoin de temps, de réflexion, et pourtant si c'est vous qui venez me chercher, alors je serais contente.

Le jours de l'annivaisaire de mon enfant, celui de son décès sont très difficiles à vivre pour moi, de même que les autres fêtes(mon propre anniversaire, la fête des mères, noël ou même les vacances scolaires). J'aimerais que vous puissiez me dire que vous pensez aussi à mon enfant.

Quand je suis tranquille et réservée, sachez que je pense à lui, alors ne vous efforcez pas de me divertir. Mais j'ai besoin de vous, de votre présence, de me sentir entourée, malgré mes saut d'humeur.

Merci à vous qui me comprenez mieux maintenant.

Je pense que beaucoup d'entre vous se reconnaitront dans se texte.

 

Commentaires (4)

1. marie-f10 21/11/2016

cc mes amis !un ptit mot pour vous dire que je vous soutiens a 100%!!la vie ne nous a pas épargné ,malgré notre douleur ,vous faites au sein de cette association un magnifique travail !!!Erwan peut etre fièr de sa famille et de tout ceux qui contribue à mettre des défibrillateurs dans tous ces lieux ...ce texte a tout dit ... tendres pensées bisous

2. Jaffre 25/03/2016

C'est exactement ce que l 'on ressent ,tout me semble vide sans mon hugo disparu ce 16 octobre 2015 brutalement a l' age de 18 ans,je suis aneantie et me demande que va devenir mon futur.Hugo etait mon fils unique

3. delestre 27/12/2013

notre chagrin est immense, nous avons en nous une cicatrice qui ne se soignera jamais,comme vous toutes et tous qui lirez ce message, vous avez tout simplement compris, car vous avez vécu le même drame!!nous vous souhaitons d'avancer avec vos autres enfants, conjoints(tes) et dans nos coeurs, ils sont désormais pour toute notre vie ,bien présents!!cordialement votre^^madilou

4. MOLIN 09/10/2013

Je suis maman de 3 garçons et j'en ai perdu 2 en accident de voiture,Fabien 22 ans et Kévin 18 ans. Je me reconnais tout a fait dans ce message. Par contre moi cela fait 10 ans et je souffre toujours de la perte de mes petits loups. Ce qui me fait avançer,c est mon adorable mari (leur père) et mon dernier fils.

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