l'Arrêt cardiaque

Le mécanisme le plus fréquent de l'arrêt cardiaque soudain chez l'adulte est la fibrillation ventriculaire (FV).
Chargé de propulser le sang dans les poumons et dans tout l'organisme, le cœur est doué d'une activité électrique propre qui lui permet de se contracter puis de se reposer 60 à 80 fois par minute. Cette activité est régulière, organisée et uniforme.
Au cours de la FV, cette activité électrique devient anormale, irrégulière et complètement désorganisée. Elle génère un dysfonctionnement du cœur qui ne pompe plus le sang : c'est l'arrêt circulatoire.
Après quelques minutes et sans traitement immédiat, le manque d'oxygène entraîne un affaiblissement de l'activité électrique du cœur jusqu'à disparition complète de cette activité, c'est l'asystole ou arrêt

 cardiaque complet (fig 1).

 

 

La défibrillation est le seul traitement indispensable pour une FV. Elle consiste à délivrer un choc électrique à travers la paroi du cœur pour l'arrêter momentanément avant qu'il ne redémarre spontanément avec un battement régulier. il peut être nécessaire, pour arriver à ce résultat, de délivrer plusieurs chocs. L'efficacité du choc électrique diminue avec le temps.
La défibrillation précoce est un maillon crucial qui a la plus grande chance de restaurer l'activité circulatoire et la survie. Le principal ennemi est le temps.

                                                                              

 Chaque minutes de perdu réduit les chances de survie

                             

 

 

Reconnaître l’arrêt cardiaque pour sauver des vies 

50 000 personnes par an en France décèdent prématurément d’un arrêt cardiaque (ou cardiorespiratoire). Dû à un trouble du rythme, l’arrêt cardiaque provoque un arrêt de la respiration et une perte de connaissance. Or beaucoup de ces victimes pourraient être sauvées si les premiers témoins agissaient sans attendre pour relancer le coeur. Il est donc primordial de savoir reconnaître l’arrêt cardiaque et de réaliser au plus tôt 3 gestes simples : appeler le 15 (SAMU), masser et défibriller le cœur de la victime. Chaque minute gagnée, c’est 10% de chances de survie en plus ! 

L’arrêt cardiaque n’est pas une fatalité : chacun peut agir pour sauver des vies 

L’arrêt cardiaque provoque aujourd’hui près de 50 000 décès prématurés par an en France, soit environ 130 par jour. Cela représente dix fois plus de victimes que les accidents de la route ! Seules 2 à 3 % des personnes ayant subi un arrêt cardiaque y survivent, faute d’intervention précoce par un massage cardiaque et/ou une défibrillation du cœur. 7 fois sur 10, l’arrêt cardiaque survient devant témoins, or moins de 20% d’entre eux font les gestes qui sauvent. Les chances de survie à un arrêt cardiaque pourraient donc être considérablement augmentées si les premiers témoins de l’accident agissaient immédiatement en réalisant les gestes de premiers secours. Car 4 victimes sur 5 ayant survécu à un arrêt cardiaque ont bénéficié de ces gestes simples, pratiqués par le premier témoin. 

Comment reconnaître l’arrêt cardiaque ? 

La victime perd connaissance. Elle tombe et n’a aucune réaction quand on lui parle, quand on la stimule. Sa respiration est inexistante ou très irrégulière. Sa poitrine ne se soulève pas. Que s’est-il passé ? L’arrêt cardiaque ou cardio-respiratoire est dû à une désorganisation de l’activité électrique du cœur. Un trouble du rythme (tachycardie, bradycardie…) empêche soudain le cœur de pomper le sang et de le faire circuler dans l’organisme, privant ainsi les cellules de l’oxygène nécessaire. Cet accident est mortel en quelques minutes en l’absence de prise en charge. Une intervention précoce peut faire repartir le cœur et éviter ainsi de lourdes séquelles. 

Pourquoi fait-on un arrêt cardiaque ? 

90% des arrêts cardiaques ont une cause cardiovasculaire. Le plus souvent, la fibrillation ventriculaire qui provoque l’arrêt cardiaque est une complication d’un infarctus du myocarde. Quand c’est le cas, les signes annonciateurs sont identiques à ceux de l’infarctus du myocarde : grande douleur thoracique qui s’étend jusqu’au(x) bras, une sensation d’oppression, d’étouffement voire d’écrasement. Mais l’arrêt cardiaque peut également survenir brutalement sans aucun signe avant-coureur. Il existe aussi d’autres causes à l’arrêt cardiaque comme la noyade, l’électrisation, l’intoxication, l’hypothermie, l’overdose… 

Témoin d’un arrêt cardiaque : 3 réflexes 

Il est vital d’agir au plus tôt car au-delà de 5 minutes, si rien n’est fait, 

le cerveau qui n’est plus oxygéné par le cœur, subit de graves dommages qui peuvent être irréversibles, jusqu’à causer la mort de la victime. Trois réflexes à acquérir : appeler le SAMU, masser et défibriller le cœur de la victime. Car chaque minute gagnée, c’est 10% de chances de survie en plus ! 

 

 

 

 

 

 

Commentaires (1)

1. Mart 26/10/2016

Bravo pour tout ce que vous faîtes, nos anges sont avec vous ;)
Gardez le cap !

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Date de dernière mise à jour : 28/01/2013